L’année 2012 a été marquée, à la suite des élections présidentielles, par une action de pression politique auprès des ministères de la Culture et de la Communication, de la Jeunesse et de l’éducation populaire, de l’ESS, de l’ARF, du Sénat et de l’Assemblée Nationale. Les adhérents de la fédération des Vidéos des Pays et des Quartiers se sont joints à cette action en mobilisant leurs parlementaires par le biais des questions écrites posées à la Ministre de la culture. C’est sans doute la première fois dans l’histoire de la fédération que la mobilisation a été aussi large et relayée en local.

Malgré cela, le bilan de cette action est très mitigé : les retours des différents interlocuteurs rencontrés ne nous laissent pas envisager d’évolution du secteur de l’audiovisuel de proximité. Le gouvernement ne fait que gérer une politique de réduction budgétaire et n’est pas prêt à soutenir des projets d’innovation socio-culturelle, malgré le lancement de la BPI et d’un ministère de l’ESS. Donc, aucune attente à avoir du côté d’un fonds de soutien à l’expression audiovisuelle participative et citoyenne, ni sur une quelconque expérimentation à l’échelle inter-régionale.

La question est de savoir si nous nous positionnons toujours dans ce paysage, dans le champ de la télévision ou plutôt dans celui de l’éducation populaire via l’audiovisuel participatif ? Les Vidéos des Pays et des Quartiers se situent bien sûr en premier lieu dans le champ de l’image et du son, au sein d’une société imprégnée d’images. Mais nous nous situons aussi dans le champ du social, de l’évolution de nos territoires. Et ce double positionnement nous désigne comme des artisans par rapport aux télévisions commerciales locales et globalement par rapport aux autres médias. Ne devons nous pas affirmer et rendre plus visibles nos contenus, nos méthodes, notre démarche ? Sans laisser tomber la pression politique (rester visibles, identifiés et lisibles), comment être plus sur le terrain, faire notre métier ?

Le débat de ce séminaire se conclue sur le plan stratégique suivant en 4 points :
1. Poursuivre la veille du calendrier politique et la pression auprès des élus nationaux, des parlementaires et des élus locaux en communiquant régulièrement des informations sur les compétences, les actions et l’impact des Vidéos des Pays et des Quartiers sur leurs territoires au travers des champs sociaux, culturels, économiques et environnemental.
2. Capitaliser les cas d’écoles et diffuser un catalogue des productions.
3. Construire la chaîne des Vidéos des Pays et des Quartiers.
4. Institutionnaliser la formation.

Extraits du compte rendu de l’Assemblée Générale du 4 mai 2013, Séminaire 2013, Château d’Oléron.
Crédit photos : http://www.fokus21.org
Pour en savoir plus sur la fédération : http://vdpq.org

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