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Vendredi écologie

En Ardèche, à Aubenas, nous sommes tous en effervescence pour préparé le festival des Rencontres des Cinémas d’Europe. L’inauguration de cette 24ème édition du festival à lieu ce samedi 19 novembre ! Il est encore temps de rejoindre l’équipe de la webTV, alors n’hésitez plus !


Pendant ce temps, le Qatar est sur le point de lancer le mondial de football, une bombe climatique pour cette compétition sportive qui détruit l’environnement.

Comme tous les vendredis, plein phare sur l’environnement, avec Reporterre et son actualité de l’écologie. Coup de projo sur un article de Alexandre-Reza Kokabi (Reporterre), ou L’overdose de compétitions climaticides.

Retrouvez l’article en entier ICI

Reporterre
– © Juan Mendez / Reporterre

Stades climatisés et à usage unique« navettes » en avion pour se rendre aux matchs… La Coupe du monde au Qatar, qui se déroule du 20 novembre au 18 décembre, jette une lumière crue sur les dérives écologiques du sport business et de ses grandes messes : les compétitions continentales et internationales. « Ces évènements rassemblent des centaines de milliers de personnes venant du monde entier qui, pendant quelques semaines, voyagent et consomment, sur des sites parfois tout juste sortis de terre », observe la géopolitologue Carole Gomez, spécialiste des conséquences du sport sur les relations internationales.

Reporterre, un article par Alexandre-Reza Kokabi, 17 novembre 2022

Les révoltes face à la compétition au Qatar ne sont pas une première. D’autres pays et depuis plusieurs années, ont détruit quantité d’écosystèmes protégés pour organiser des événements sportifs de masses.

Pour les Jeux olympiques d’hiver en Russie — organisés en 2014 dans une station balnéaire — la société publique Olympstroy a construit une autoroute à travers les forêts du Caucase, dont certaines parties sont classées au patrimoine mondial de l’Unesco. En Corée du Sud, quatre ans plus tard, la forêt du Mont Gariwang, constituée d’arbres millénaires et considérée comme sacrée, a été détruite pour des pistes de ski. Une fois les athlètes rentrés chez eux, la province du Gangwon ne savait plus quoi faire des installations.

Reporterre, un article par Alexandre-Reza Kokabi, 17 novembre 2022
Aux JO de Pékin : des pistes couvertes de neige artificielle dans une zone industrielle désolée. Le site a été construit au-dessus d’une ancienne aciérie. © Koki Kataoka / The Yomiuri Shimbun / AFP

Et pourtant, le massacre continue, partout dans le monde, les événements sportifs climaticides se multiplient. Hier Pékin et ses JO, cette année, le Qatar, bientôt les Etats-Unis, le Mexique, le Canada, l’Arabie Saoudite… La France et sa communication toute verte n’est pas mieux que les autres. Entre la coupe du monde de rugby, le tour de France, la route du rhum et les prochains Jeux Olympiques de 2024, la photo n’est peut-être pas si verte…

Les décideurs — les instances internationales, comme le Comité international olympique (CIO) ou la Fifa —, continuent comme si de rien n’était. Le Mondial n’a pas commencé qu’elles amorcent, déjà, les bombes de demain. Le Mondial au Qatar 2022 est l’arbre qui cache une forêt de coupes immondes. La prochaine édition sera disputée en 2026 par 48 équipes, et non plus 32, avec des matchs éclatés entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. « La Fifa a imposé un tel gigantisme que des pays seuls ne veulent plus assumer l’organisation d’un Mondial », remarque Pierre Rondeau, économiste du sport.

Reporterre, un article par Alexandre-Reza Kokabi, 17 novembre 2022

Et malgré les images des sites des JO de Pékin — des pistes couvertes de neige artificielle dans une zone industrielle désolée — l’Arabie Saoudite a décroché les Jeux asiatiques d’hiver 2029 qu’elle organisera à Neom, une mégalopole futuriste en construction en plein désert.

Reporterre, un article par Alexandre-Reza Kokabi, 17 novembre 2022

La Coupe du monde de rugby 2023, dont elle (la France) est le pays hôte, est une vitrine pour la compagnie aérienne Emirates, ou encore TotalÉnergiesl’un des plus gros émetteurs de CO₂ au monde. Le Tour de France cycliste est toujours précédé par sa « caravane » de sponsors — à peu près 160 véhicules —, qui jettent une avalanche de goodies le long des routes de France [4], et suivi par une ribambelle de voitures (staff, médecins, organisateurs, médias, officiels…). Comme l’a montré une récente enquête de Reporterre, les courses en voiliers comme la route du Rhum sont responsables de la mort de dizaines de cétacés, cisaillés par les ailerons de navires de plus en plus rapides.

[…]

« Que les JO 2024 s’en sortent mieux que d’autres, pourquoi pas… Mais il n’empêche que des espaces naturels sont sacrifiés pour les organiser, et que l’écologie ce serait mieux portée s’ils n’avaient pas eu lieu », déplore Yun, militant au sein du collectif Saccage 2024, pour qui les Jeux Olympiques sont « un accélérateur-catalyseur » du Grand Paris.

Reporterre, un article par Alexandre-Reza Kokabi, 17 novembre 2022

Pour aller plus loin, suivez toute l’actualité de l’écologie sur Reporterre. Retrouvez également tout l’article de Alexandre-Reza Kokabi, en deux parties, juste en dessous.

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